Avis ComeUp : mon expérience réelle de freelance (2024–2026)

Introduction – Pourquoi cet avis sans bullshit sur ComeUp

Si tu lis cet article, c’est sûrement parce que tu te poses la vraie question :

Est-ce que ComeUp vaut vraiment le coup quand on est freelance ?

Je vais être clair dès le départ :
👉 cet article n’a pas pour but de dénigrer ComeUp,
👉 ni de vendre du rêve,
👉 ni de faire peur.

Mon objectif est simple : partager mon expérience personnelle, telle que je l’ai vécue, sans filtre, entre 2024 et 2026, en tant que vendeur de services sur la plateforme.

Pas un avis théorique.
Pas un article sponsorisé.
Pas un comparatif bidon.

Juste la réalité d’un freelance :

  • qui démarre sans client,
  • qui décroche ses premières commandes,
  • qui teste l’abonnement ComeUp Plus,
  • qui encaisse les bons côtés,
  • mais aussi les décisions beaucoup plus discutables de la plateforme.

👉 Si tu es débutant, cet article peut t’éviter des erreurs.
👉 Si tu es déjà freelance, il peut t’aider à décider jusqu’où utiliser ComeUp.

ComeUp peut être un tremplin, parfois un accélérateur, mais clairement pas une solution miracle.
Et c’est exactement ce que je vais t’expliquer, étape par étape.

ComeUp, c’est quoi exactement ? (rappel rapide)

ComeUp, c’est une place de marché de services qui met en relation des freelances et des clients.
Le principe est simple :

  • tu proposes des prestations (SEO, rédaction, graphisme, dev, montage vidéo, etc.),
  • les clients commandent directement via la plateforme,
  • ComeUp gère le paiement, la facturation et une partie de la relation.

Sur le papier, c’est rassurant, surtout quand tu démarres :

  • pas besoin de site web,
  • pas besoin de prospecter activement,
  • pas besoin de gérer la partie paiement ou facturation client.

C’est d’ailleurs pour cette raison que beaucoup de freelances débutants s’y inscrivent.
Quand tu n’as aucun client, ComeUp apparaît comme une solution clé en main.

Mais il faut être lucide :
👉 ComeUp n’est pas un outil pour créer ton business,
👉 c’est un intermédiaire qui te prête sa visibilité… en échange de règles strictes.

Et ces règles, tu les découvres souvent après coup, une fois que tu es déjà engagé.

Mes débuts sur ComeUp : quand tu n’as aucun client

😵 Inscription et premières galères

Quand tu débutes sur la plateforme, la réalité est brutale.
Tu arrives avec :

  • zéro avis
  • zéro vente
  • zéro crédibilité visible

Ton profil public, c’est ta vitrine.
Et au départ, elle n’inspire pas franchement confiance.

Les visiteurs comparent :

  • ceux qui ont déjà 50, 100 ou 500 ventes,
  • des notes quasi parfaites,
  • des badges, des stats rassurantes.

Et toi, tu arrives tout en bas, invisible.

Honnêtement, à ce stade-là, sans patience, tu abandonnes vite.

Ma première commande en quelques jours

Malgré ça, j’ai eu une première surprise positive.

Quelques jours seulement après mon inscription, j’ai reçu ma première commande, pour une prestation de ninja linking.

Clairement, ça change tout :

  • tu vois que le système peut fonctionner,
  • tu comprends que la demande existe,
  • tu prends confiance.

Mais attention :
👉 une première commande ne veut pas dire que tout est lancé.
C’est juste un signal que la plateforme peut t’apporter des clients… à certaines conditions.

Et ces conditions commencent très vite à se faire sentir, notamment au niveau des commissions.

Les commissions ComeUp : là où ça pique au début

💸 Le compte gratuit et les 20 % de commission

Quand tu démarres sur ComeUp, tu es automatiquement sur un compte gratuit.
Et c’est là que tu prends la première claque.

👉 20 % de commission sur chaque vente.

Concrètement :

  • tu factures 100 €,
  • ComeUp prend 20 €,
  • il te reste 80 €… avant impôts.

Quand tu débutes et que tes prix sont encore bas pour attirer des clients, la rentabilité est très faible.
Tu travailles, tu livres, tu échanges avec le client… et au final, il ne reste pas grand-chose.

À ce stade :

  • tu ne peux pas trop augmenter tes tarifs,
  • tu n’as pas encore assez d’avis,
  • tu acceptes parfois des prestations peu rentables, juste pour faire monter ton profil.

C’est frustrant, mais c’est presque un passage obligé.

Passage à ComeUp Plus : bonne idée… sur le papier

Après plusieurs commandes, je décide donc de passer à l’abonnement ComeUp Plus.
Sur le papier, l’offre est séduisante :

  • tu passes de 20 % de commission à 1 € par vente,
  • peu importe le montant de la prestation.

Et là, clairement, les marges changent complètement.

À partir du moment où tu vends régulièrement :

  • tu respires mieux,
  • tu travailles pour toi, pas uniquement pour la plateforme,
  • tu peux te projeter un peu plus sérieusement.

Mais comme souvent, ce genre d’abonnement cache aussi des zones grises que tu découvres plus tard.

Et l’une des premières concerne la mise en avant payante.

L’abonnement ComeUp Plus : avantages… et premier gros hic

🎯 Les 5 € de publicité offerts (ou presque)

Avec ComeUp Plus, tu bénéficies de 5 € de publicité pour mettre en avant tes services sur la plateforme.

Sur le papier, encore une fois, c’est attirant :

  • plus de visibilité,
  • plus de clics,
  • potentiellement plus de commandes.

Sauf qu’en pratique, il y a un détail peu mis en avant.

👉 Ces 5 € ne sont utilisables que si tu redépenses au minimum 5 € supplémentaires.
Autrement dit, ce n’est pas vraiment un cadeau, mais plutôt un crédit conditionnel.

Ce n’est pas dramatique en soi, mais :

  • ce n’est pas clairement expliqué,
  • tu t’en rends compte au moment de payer,
  • ça laisse un léger goût d’incompréhension.

Rien de bloquant, mais c’est le premier petit signal que tout n’est pas aussi transparent qu’on pourrait l’espérer.

Remboursement imposé : quand ton travail ne compte plus

Jusqu’en 2026, le fonctionnement est le suivant :

  • un client passe commande,
  • tu réalises la prestation,
  • tu livres le travail demandé,
  • le client décide finalement qu’il n’en veut plus.

Dans ce cas-là, tu n’as qu’une seule option :
👉 rembourser la commande.

Et le problème n’est pas seulement financier.

Même si la prestation a été :

  • réalisée,
  • livrée,
  • conforme à la commande,

👉 le remboursement a un impact négatif sur ton profil public.

Autrement dit :

  • ton travail est fait,
  • ton temps est perdu,
  • et en plus, ta réputation en prend un coup.

C’est extrêmement décourageant, surtout quand tu fais les choses sérieusement.

Le profil public : long à construire, rapide à détruire

Sur ComeUp, ton profil public, c’est tout.

C’est lui qui montre :

  • ton nombre de ventes,
  • ton taux de satisfaction,
  • ta régularité,
  • ta fiabilité.

Le problème, c’est que :

  • il faut des mois pour construire un profil solide,
  • une ou deux mauvaises décisions peuvent tout fragiliser.

Dans mon cas, il m’a fallu :

  • du temps,
  • des clients réguliers,
  • beaucoup d’efforts,

pour redevenir un vendeur plus que respectable aux yeux de la plateforme.

Et c’est là que tu réalises une chose importante :
👉 sur ComeUp, tu dépends énormément d’indicateurs que tu ne maîtrises pas totalement.

ComeUp et les impôts : une très mauvaise surprise

Arrivé à ma première année complète sur la plateforme, je découvre un point que beaucoup de freelances sous-estiment au départ.

ComeUp est en relation directe avec l’administration fiscale et déclare automatiquement ton chiffre d’affaires.
Sur le principe, je trouve ça plutôt sain :

  • moins d’oubli,
  • plus de clarté,
  • moins de stress pour les déclarations.

Sauf que dans mon cas, ça ne s’est pas du tout passé comme prévu.

👉 Le chiffre d’affaires déclaré était presque deux fois supérieur à ce que j’avais réellement généré.

Autant te dire que :

  • tu paniques,
  • tu vérifies tes chiffres dans tous les sens,
  • tu contactes le support.

Et là, la réponse est tombée.

👉 À moi de contacter mon centre des impôts pour corriger l’erreur.

Donc pour résumer :

  • l’erreur ne vient pas de toi,
  • elle est faite par la plateforme,
  • mais c’est à toi de gérer les conséquences administratives.

Quand tu es freelance, que tu gères déjà :

  • les clients,
  • les prestations,
  • la prospection,
  • la compta,

ce genre de situation est épuisante.

Quand les ventes chutent : la réalité après l’euphorie

📆 Rentrée 2025 : un contexte beaucoup plus difficile

À partir de la rentrée 2025, le contexte devient plus compliqué.

Et ce n’est pas propre à ComeUp :

  • baisse de l’activité chez les petits commerçants,
  • budgets marketing revus à la baisse,
  • décisions reportées.

Résultat :
👉 les ventes de services chutent, parfois brutalement.

Les commandes deviennent :

  • plus rares,
  • plus espacées,
  • plus difficiles à décrocher.

Maintenir un profil attractif sans ventes régulières

Le vrai problème, ce n’est pas seulement la baisse des ventes.
C’est ce que ça implique sur ton profil public.

Sans commandes :

  • pas de nouvelles évaluations,
  • pas de nouvelles stats,
  • moins de visibilité.

Même si tu es sérieux, même si ton travail est bon,
👉 ton profil stagne.

Et sur une marketplace, la stagnation équivaut souvent à une descente progressive dans l’algorithme.

2026 : abonnement renouvelé, support IA et profil reset

C’est clairement la période où mon avis sur ComeUp a basculé.
Pas par colère, mais par accumulation de décisions difficiles à comprendre côté vendeur.

Renouvellement automatique sans alerte claire

Début 2026, je me connecte à mon compte et je remarque quelque chose d’anormal :
👉 plus de 100 € manquent sur mon portefeuille.

Je creuse, je vérifie l’historique…
Et là je comprends : l’abonnement ComeUp Plus a été renouvelé automatiquement.

Le problème, ce n’est pas le renouvellement en soi.
Le vrai souci, c’est que :

  • aucune notification claire,
  • aucun e-mail de rappel,
  • aucun avertissement visible avant le prélèvement.

Je m’en rends compte 48 heures après le renouvellement.
À ce moment-là, ça fait déjà environ 6 mois que je ne génère plus aucune vente sur la plateforme.

Autant dire que cet abonnement :

  • ne me sert plus à rien,
  • n’est plus rentable,
  • n’a plus aucun intérêt business pour moi.

Support client : quand tu ne parles plus à un humain

Je décide donc de contacter le support, en expliquant calmement la situation.

Et là, autre surprise :
👉 tu ne parles plus à un humain, mais à une IA.

Résultat :

  • réponse automatique,
  • aucun contexte pris en compte,
  • refus catégorique de remboursement.

Peu importe :

  • l’absence de ventes,
  • l’absence d’alerte,
  • la découverte tardive,

👉 la décision est figée.

C’est à ce moment-là que tu comprends une chose importante :
sur une marketplace, tu n’es jamais vraiment prioritaire, même en tant que vendeur sérieux.

Reset du profil public après 6 mois sans ventes

Et comme si ça ne suffisait pas, je découvre un dernier point, probablement le plus dur à accepter.

👉 Mon profil public a été remis à zéro.

Pourquoi ?
Parce qu’aucune vente n’a été générée pendant 6 mois consécutifs.

Concrètement :

  • stats effacées,
  • crédibilité anéantie,
  • des mois (voire des années) d’efforts envolés.

Et ça, c’est extrêmement violent quand tu sais :

  • le temps nécessaire pour construire un profil solide,
  • l’énergie dépensée pour satisfaire les clients,
  • les concessions faites au départ.

Les vrais points positifs de ComeUp (soyons honnêtes)

Malgré tout ce que je viens d’expliquer, il serait malhonnête de dire que ComeUp est une mauvaise plateforme.

Elle a de vrais points forts :

  • excellente pour débuter sans aucun client,
  • possibilité d’obtenir des commandes rapidement,
  • système rassurant pour les clients,
  • visibilité immédiate sans prospection active.

Et soyons clairs :
👉 certains freelances explosent vraiment sur ComeUp.
Ils en font leur activité principale et ça fonctionne.

À qui ComeUp ne convient PAS

Avec le recul, je dirais que ComeUp n’est pas adapté :

  • aux freelances déjà bien établis,
  • à ceux qui veulent garder le contrôle total de leur business,
  • à ceux qui ne veulent pas dépendre d’algorithmes ou de règles changeantes,
  • à ceux qui basent 100 % de leur activité sur une seule plateforme.

Mon avis final sur ComeUp en 2026

Mon avis est simple et nuancé :

👉 ComeUp est un bon tremplin,
👉 parfois un accélérateur,
👉 mais jamais une fin en soi.

La plateforme peut t’aider à :

  • démarrer,
  • prendre confiance,
  • décrocher tes premiers clients.

Mais dès que ton activité grandit,
👉 la dépendance devient un risque.

Conclusion

Si je devais résumer mon expérience en une phrase :

ComeUp peut t’aider à te lancer, mais ne doit jamais être ton seul pilier.

Diversifie :

  • tes canaux,
  • tes sources de clients,
  • ton chiffre d’affaires.

C’est la seule vraie sécurité quand tu es freelance.

FAQ – Questions fréquentes sur ComeUp

ComeUp est-il une arnaque ?

Non. C’est une vraie plateforme, avec de vrais clients, mais des règles strictes.

Peut-on gagner sa vie sur ComeUp ?

Oui, certains y arrivent très bien. Mais ce n’est pas garanti et ça demande beaucoup d’efforts.

ComeUp est-il adapté aux débutants ?

Oui, clairement. C’est même là qu’elle est la plus intéressante.

Faut-il prendre l’abonnement ComeUp Plus ?

Seulement si tu génères déjà des ventes régulières. Sinon, attention à la rentabilité.

Existe-t-il de meilleures alternatives ?

Ça dépend de ton profil, de ton réseau et de ta stratégie long terme. Si tu cherche des alternatives, n’hésite pas a me contacter.

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